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En mai, fais ce qu’il te plaît

 

La première trace écrite du dicton familier :

« En mai, fais ce qu’il te plaît »

Apparait sous la plume de Jehan de Condet.

Au XIIe siècle, en effet, le mois de mai

Evoquait ce moment médiéval

De réjouissances post hivernales…

 

Depuis le monde a changé

Et ce dicton ne peut être généralisé…

Agar n’ose plus sortir en Iran

par crainte des Pasdarans…

Leila n’est plus à l’Université

Les talibans lui interdisent l’accès.

Yara n’ose plus aller au marché

Son sud Liban est bombardé.

Mariam, à Gaza, a perdu tout espoir

D’accès aux commodités et au savoir.

Alina, en Ukraine, a rejoint l’armée

Pour défendre ses libertés.

Amina, au Soudan, sans eau, sans électricité

Meurt de faim dans son camp de réfugiés.

Aynur, ouïghoure en Chine hyper contrôlée,

vit en centre de détention forcée.

Juana, clandestine américaine, se sent traquée

Ell vit dans la peur d’être expulsée.

 

« En mai, fais ce qui te plaît »,

Neuf siècles après Jean de Condet,

Ce dicton du renouveau printanier

Suggère la chance de vivre les libertés

de circuler, de rire, de s’exprimer.

Un privilège immense qu’il faut savoir garder.

 

Christian Defebvre

1er mai 2026

 

 

Printemps mitigé

 

Les uns vivent en paix, d’autres sont en guerre,

Sous le même soleil, sur la même terre.

Un rire s’élève ici, un cri s’éteint là-bas,

Et le monde continue, sans savoir où il va.

 

Des mains sèment des fleurs, d’autres portent des armes,

Des yeux cherchent l’aurore, d’autres retiennent leurs larmes.

La paix coule en ruisseau dans des vallons sereins,

La guerre, elle, s’accroche aux plus fragiles destins.

 

Un même espoir discret, têtu comme un printemps,

Cherche à unir les voix, à rapprocher les temps.

Si les routes un jour se rejoignaient enfin,

Si les peuples trouvaient un commun lendemain,

Peut-être que la terre, apaisée, comprendrait

Le sens profond des mots respect et humanité.

 

Car la sève qui monte ignore les frontières,

Elle unit les vivants, les puissants, les précaires.

Ainsi va notre temps, fragile et partagé,

Où l’on guette un matin moins sombre, plus léger.

Et peut-être qu’un jour, sous un ciel apaisé,

Le printemps fleurira sans être mitigé.

 

Christian Defebvre, le 1er avril 2026.

Appel au discernement.

 

Dans le tumulte confus des écrans qui s’allument,

Une rumeur s’élève, légère comme une plume.

Elle glisse entre les doigts, se faufile dans les voix,

Et soudain, elle s’impose en inévitable choix.

 

Les mots courent plus vite que les pas des humains,

Ils changent de peau, de forme, de chemin.

Une image retouchée devient preuve, devient cri,

Et l’ombre d’un mensonge se prend pour un esprit.

 

Les vérités vacillent comme des flammes trop fines,

Sous le souffle glacé de machines anonymes.

On partage, on relaie, on s’enflamme,

Sans voir la tempête qui nous damne.

 

Mais au cœur du vacarme, une lueur persiste :

Un regard qui questionne, un doute qui résiste.

Car l’esprit qui s’éveille déjoue les faux miroirs,

Et rallume en silence la lampe du savoir.

 

Alors marchons ensemble avec lucidité

en recherchant au milieu des nuées,

à éviter les pièges de l’information faussée

pour construire l’avenir de nos libertés.

 

Christian Defebvre, 20 janvier 2026.

Chercher la lumière

Quand l’ombre s’étend peu à peu sur la terre,

il est plus que temps de chercher la lumière,

ce soleil voilé qui se donne, se libère

dans l’attention à tout ce qui nous est offert.

 

La chaleur d’une main,

la rosée du matin.

La douceur d’un regard

émergeant du brouillard.

La paix d’un silence

renforçant ta présence.

La beauté de ce don

accompli sans façon.

 

Face à la haine, au rejet, à la dureté,

la lumière est cette profonde humanité

fondée sur le respect et la relation vraie.

Face à la peur, la rumeur et ce qui effraye,

la lumière est espérance sans naïveté,

choix de vie confiant dans ce monde tel qu’il est.

 

Chercher la lumière, c’est percer le mystère

d’une braise à rallumer dans ce monde austère

pour que chacun, là où il est, trouve la paix,

la joie, l’enthousiasme et l’envie d’exister.

 

Christian Defebvre 1er février 2026

Poésie de la vie

L’inattendu 

 

Le bonheur est dans l’inattendu 

d’un mot, d’un geste d’un vécu.

 

L’inattendu de l’expérience

qui construit ton existence. 

L’inattendu d’une main tendue 

d’un sourire, d’un « Bienvenue ! ».

L’inattendu d’une douceur 

d’une note, d’une odeur. 

L’inattendu d’un voyage 

aux multiples ancrages.

L’inattendu de la beauté 

d’un chemin emprunté. 

L’inattendu de la grâce 

du temps qui passe. 

L’inattendu d’un présent 

pleinement conscient.

L’inattendu d’un merci 

qui donne sens à ce que tu vis.

L’inattendu de ta naissance 

suivie de multiples renaissances.

L’inattendu de ton chemin de vie

en confiance, musique et fantaisie.

L’inattendu de ta fragilité, 

source d’humilité. 

L’inattendu de ta guérison 

offrant de nouveaux horizons...

Novembre 2023

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Voici les pdf

des poèmes de l'année 2023

Voeux : Remplis toi !

L'amitié

Au lever

du jour

Le bonheur

Sensations

Le silence

L'inattendu

Remplis-toi de la beauté

d'un ciel étoilé,

de la pluie, du vent,

du soleil couchant.

 

Remplis-toi de l'énergie

des yeux qui sourient,

d'une main tendue,

ouverte à l'imprévu.

Remplis-toi de la douceur

d'inédites saveurs,

d'émotions vibrantes

aux couleurs pétillantes,

Remplis-toi des bienfaits

du rire, de la convivialité,

de ces bons moments

ancrés hors du temps.

Remplis-toi !

Remplis-toi du silence

qui suit l'expérience

de la transcendance vécue

comme une note suspendue

Remplis-toi de la grâce

d'un optimisme

revelant ta capacité

à créer pour t'adapter.

Remplis-toi de ce que tu es

pour accompagner, faire exister

un monde recentré

sur l'écoute et le respect.

 

Remplis-toi

d'amour et de joie.

 

Christian Defebure

Voeux pour 2023

 SAS Christian Defebvre SIREN : 979 516 218 RCS Dunkerque

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